samedi 17 juillet 2010

Avant que le millénaire nous sépare

de Manuel Vázquez Montalbán, une traduction de George Tyras
un spectacle mis en scène et joué par Yvon Chaix



« Je suis un communiste hédoniste et sentimental » Manuel Vázquez Montalbán

Il y a plusieurs années en arrière, entouré d’une brigade d’acteurs - serveurs, en duo avec Charo, la compagne du fameux détective Carvalho, Biscuter son second, sans grande envergure, s’interrogeait sur l’une des dernières enquêtes du personnage mythique inventé par Manuel Vázquez Montalbán. « Carvalho cuisine Montalbán » (c’était le titre du spectacle) avait alors été joué de très nombreuses fois à Grenoble, puis au théâtre de La Tempête à Paris, avant de partir au Festival de Montréal.

Seul en scène cette fois, préparant un gigot d’agneau à la bière, qu’il fera partager au public, Yvon Chaix revient vers cet auteur dont il a porté à de nombreuses reprises la parole au cours de spectacles ou de lectures .

A travers son œuvre « plus ou moins policière » ou ses romans politiques ou historiques, Manuel Vázquez Montalbán, dont Yvon Chaix avait en projet de mettre en scène « Ou César ou rien », roman historique sur la famille Borgia, reste l’un des intellectuels qui ont marqué leur époque.




Dans « Avant que le millénaire nous sépare », après une cohabitation de vingt-cinq ans, l'auteur s'apprête à mettre à mort son personnage. Carvalho sait que Montalbán ne lui donne plus que deux livres à vivre: « Ces derniers temps, il ne me laisse ni forniquer ni boire à mon aise Depuis plusieurs romans, il prépare ma disparition.» En exhibant Carvalho sur une scène, Montalbán s'exhibe lui-même comme jamais auparavant. Carvalho, devenu une marionnette dont son père littéraire tire les fils, cesse d'être un bouclier entre le lecteur et l'écrivain, entre l'auteur et la réalité, pour se muer en miroir. Ce prélude à la mise à mort de Carvalho se mue en une mise en abyme de la propre existence et de l'identité d'écrivain de Montalbán.

« ''Entre un improbable réfrigérateur qui ne connaîtrait pas la pesanteur, dont les rayonnages seraient garnis de livres et une table exposant quelques romans et autres ouvrages dont les pages semblent regorger d’herbes aromatiques, d’épices et de condiments…Peut-être est-ce le contraire… A la frontière de l’irréel, personnage sorti de sa cuisine littéraire, Pepe Carvalho sera là, au centre d’un carré de tables derrière lesquelles seront assis les spectateurs. Invités à un repas, lecteurs studieux d’une bibliothèque d’études, peut-être les deux. Quelques feuilles arrachées dans une main, une cuillère à sauce dans l’autre, l’acteur jonglera avec cette histoire comme Manuel Vázquez Montalbán avec sa créature. Avec amour, avec délice et avec humour, gage d’humanité'' ». Yvon Chaix

LE CALENDRIER :
Voir agenda


A propos du précédent spectacle inspiré de Montalbán : « Carvalho cuisine Montalbán »

"Le spectacle d'Yvon Chaix est un régal que le dîner de fin, délicieux et dégusté sur place, contribue à rendre sans égal". M. Ridard / Info Annonces

"En nous recevant dans un restaurant aux couleurs locales, Chaix tend une main conviviale à un public lentement cuisiné dans le rire et la nostalgie pour l'initier plus tard aux rites culinaires espagnols. Il endosse l'imper beige de Biscuter, malfrat à la petite combine, et nous régale de ces histoires à la sauvette entre Lerida et Madrid, prétexte à balader sa «Seat modèle unique» dans les entrailles de l'Espagne (hilarante apologie d'une scatologie sociale)". R. Gonzales / Le Petit Bulletin

"Un croisement, une interprétation habile de trois aspects culturels: la culture culinaire, la culture comportementale et la culture socio-politique tournées en dérision". Chrysale / Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné

Dossier du spectacle en ligne.

Faut reconnaître, c'est du Audiard !

(titre provisoire)
d’après Michel Audiard
un projet d’écriture et de mise en scène d’Yvon Chaix




«Ainsi pendant plus de vingt ans, a-t-on assassiné Audiard qui fut pourtant en maintes occasions un dialoguiste rudement inventif, doué d’un vrai lyrisme populaire, d’une cocasserie vertigineuse et d’une poétique vraie… » Bertrand TAVERNIER

« Vous savez, j’aurais aimé tourner «Citizen Kane» et écrire «Voyage au bout de la nuit». Je ne suis pas compliqué » Michel AUDIARD

L’écriture et ses sources

1960
Un quartier populaire.
Un immeuble voisin de la gare.
Au bas de l’allée, un bistrot lieu de rencontres et de règlements de compte. Un lieu interlope.
On y tapait le carton à longueur de journées avant de poursuivre d’autres affaires dans un coin sombre de la ruelle adjacente.
Le dimanche après-midi, c’était «cinéma» en famille.
Une grande salle aux balcons imposants et des ouvreuses au panier garni de bonbons, caramels, esquimaux, chocolats…
Là, la réalité était en noir et blanc et les personnages habillés de dialogues plus riches que ceux que je surprenais au bas de notre escalier…
Georges Lautner, Henri Verneuil, Denys de la Patellière et bien d’autres me faisaient découvrir les étoiles d’un cinéma dit populaire.
J’ai grandi ainsi entre la partie de belote, le bal derrière le clos de boules, le cinéma comme voyage hebdomadaire.
Cinquante plus tard, quand je regarde ceux que j’ai côtoyés, apprivoisés comme adaptateur ou comme metteur en scène, je me dis que ces années 60 ne sont pas étrangères à ma volonté d’interroger toujours et encore textes et personnages inscrits dans cette mémoire où j’ai besoin de reconnaître, de me reconnaître.

Le projet autour des dialogues de Michel Audiard, en cours d’écriture, se veut avant tout une évocation de ces films dont chacun conserve tel ou tel extrait dans son souvenir.
J’aborde ces dialogues comme la redécouverte d’un patrimoine.
Dans la filmographie immensément riche de Michel Audiard, j’irai bien sûr vers les « dialogues cultes », mais aussi vers quelques perles rares moins souvent exposées.
Un travail sur un vocabulaire et une syntaxe, l’exploration d’une écriture restituée sans souci de reconstitution ni de modernisation.
Une réorganisation de certains dialogues effectuée simplement avec l’humilité et le respect que l’on porte à un grand classique.
Comme un album souvenir qu’on feuillette, comme une chanson qu’on fredonne, que chacun va reprendre à sa manière parce qu’elle représente un petit quelque chose dans un moment de sa vie.

Yvon Chaix (printemps 2010)

«J’ai horreur du cinéma muet, pour les raisons que vous devinez» Michel Audiard

Michel Audiard naît le 15 mai 1920, dans le XIVe arrondissement de Paris, quartier populaire à l’époque, où il est élevé par son parrain. Il y poursuit sans grand intérêt des études qui le mènent jusqu'à un certificat d’études et un CAP de soudeur.
Passionné très jeune de littérature et de cinéma, il se forge une solide culture en lisant notamment Rimbaud, Proust et Céline et découvre les dialogues de Jeanson et de Prévert. Passionné également de bicyclette, il traîne du côté du Vélodrome d'hiver où il rencontre André Pousse qu'il introduira plus tard dans le métier d’acteur.
La Seconde Guerre mondiale, à laquelle il ne participe pas, est pour lui une période de privations et la libération, le spectacle de tristes règlements de comptes. Au lendemain de la guerre, il vivote comme livreur de journaux ce qui lui permet d’approcher le milieu du journalisme. Il entre ainsi à « L'étoile du soir » où il commence une série d'articles sur l’Asie rédigée sur les comptoirs des bistrots parisiens. La découverte de l'imposture lui valant d'être rapidement remercié, il devient alors critique pour Cinévie.
En 1949, le réalisateur André Hunebelle le fait entrer dans le monde du cinéma en lui commandant le scénario d’un film policier « Mission à Tanger », bientôt suivi de deux autres films, trois romans policiers, et des premiers succès d’adaptation de romans au cinéma (Le Passe-muraille, Les Trois Mousquetaires).
Sa notoriété s’étend et, en 1955, c’est la rencontre avec Jean Gabin à qui il propose le scénario de « Gas-oil ». Ainsi commence une collaboration de sept ans et dix-sept films, dont plusieurs grands succès (Les Grandes Familles, Les Vieux de la vieille, Le Baron de l'écluse, Un singe en hiver), et qui ne s’est que peu interrompue (Babette s'en va-t-en guerre, Un taxi pour Tobrouk).
En 1963, il écrit pour Jean-Paul Belmondo (100 000 dollars au soleil d'Henri Verneuil) et toute une équipe d’acteurs talentueux : Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier, Jean Lefebvre, etc...(Les Tontons flingueurs et Les Barbouzes de Georges Lautner).
En 1966, il entame une carrière de réalisateur (Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause !, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages). Mais après huit films et un documentaire, dont les succès restent médiocres, il revient à sa véritable vocation.
Le 19 janvier 1975, alors qu’il travaille avec le réalisateur Philippe de Broca au scénario de L'Incorrigible, il est durement touché par la nouvelle de la mort de son fils François, tué dans un accident de voiture. Il en conservera une profonde tristesse qui donnera désormais à son œuvre une tonalité plus sombre (Garde à vue et Mortelle randonnée de Claude Miller), même s’il continue par ailleurs à participer à de gros succès populaires (Le Grand Escogriffe, Tendre Poulet, Le Guignolo, Le Professionnel, Canicule). En 1978, il publie un roman en partie autobiographique « La nuit, le jour et toutes les autres nuits », pour lequel il recevra le prix des Quatre jurys. Il obtient enfin la reconnaissance de ses pairs en remportant le César du meilleur scénario en 1982 pour « Garde à vue ».
Il meurt le 28 juillet 1985 dans sa maison de Dourdan, en Essonne.

« Audiard est devenu une marque qui recouvre toutes les autres, comme une Mobylette désigne tous les vélomoteurs, comme un Frigidaire tous les réfrigérateurs, comme la fermeture Eclair ou le Klaxon . « C’est du Audiard ! », « On dirait du Audiard ! » Alain Paucard

Le calendrier :
Création et la tournée du spectacle prévues à l’automne 2011.

Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler

d’après Luis Sepulveda
une adaptation et une mise en scène d’Yvon Chaix
accompagnées d’un projet d’action théâtrale




LA FABLE

Prise dans une marée noire, une mouette effectue son dernier vol et vient s’abattre sur un balcon de Hambourg.
Avant de mourir, elle arrache à Zorbas, le chat qui occupe les lieux, la promesse « de ne pas manger l’œuf qu’elle va pondre avec ses dernières forces, de s’en occuper jusqu’à la naissance du poussin, et de lui apprendre à voler ».
Colonello et Secrétario… tous les chats du port de Hambourg vont se mobiliser pour l'aider à tenir ces promesses insolites. Ils rencontreront Jesaitout, le chat amateur d'encyclopédie, Vent-debout, grand voyageur, des rats, et même Matias le chimpanzé.
Le récit de Luis Sepulveda est très attachant, empreint d'humour, de sagesse aussi. Un très beau conte, à mettre entre toutes les mains, et à lire aux chats mal élevés !
A travers les aventures rocambolesques et drôles de Zorbas et Afortunada, on découvre la solidarité, la tendresse, la nature et la poésie.

L'AUTEUR


Luis Sepúlveda, écrivain chilien est né le 4 octobre 1949 à Ovalle.
Son premier roman, Le Vieux qui lisait des romans d'amour, traduit en trente-cinq langues et adapté au grand écran en 2001, lui a apporté une renommée internationale. Son œuvre, fortement marquée par l'engagement politique et écologique ainsi que par la répression des dictatures des années 70, mêle le goût du voyage et son intérêt pour les peuples premiers.

Il milite très jeune dans les Jeunesses communistes. Étudiant, il est emprisonné par le régime du général Augusto Pinochet et séjourne deux ans et demi à Temuco, prison pour opposants politiques : « A la fin d’un procès sommaire du tribunal militaire, en temps de guerre, à Temuco en février 1975, au terme duquel je fus accusé de trahison de la patrie, conspiration subversive, et appartenance aux groupes armés, entre autres délits, mon avocat commis d’office (un lieutenant de l’armée chilienne) est sorti de la salle - nous sommes restés dans une salle à côté - et, euphorique, m’a annoncé que ça s’était bien passé pour moi : j’avais échappé à la peine capitale et j’étais condamné seulement à vingt-huit ans de prison.»

En 1977, grâce à l'intervention d'Amnesty International, Luis Sepúlveda est libéré. Sa peine de vingt-huit ans de détention est commuée en huit années d'exil en Suède. En fait, le jeune homme va voyager et sillonner l'Amérique du Sud. Il séjourne en Équateur, où il fonde une troupe de théâtre dans le cadre de l'Alliance française ; puis au Pérou, en Colombie et au Nicaragua, pays où il s'engage dans la lutte armée aux côtés des sandinistes (dans la brigade Simon Bolivar).En 1978, il partage pendant un an la vie des indiens shuars dans le cadre d'un programme d'étude pour l'UNESCO afin d'étudier l'impact de la colonisation sur ce peuple.
A partir de 1982, Luis Sepúlveda s'installe en Europe, d'abord à Hambourg en Allemagne. L'écrivain s'établit ensuite dans les Asturies, dans le nord de l'Espagne. Il milite à la fédération internationale des droits de l'homme.

Ses ouvrages :

«L’ombre de ce que nous avons été», «Le Vieux qui lisait des romans d'amour», «Le Monde du bout du monde», «Un Nom de toréro», «Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler», «Le Neveu d'Amérique», «Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre», «Journal d'un tueur sentimental», «Hot Line», «Les Roses d'Atacama», «La Folie de Pinochet», «Une sale histoire», «Les Pires Contes des Frères Grim» (co-écrit avec Mario Delgado Aparain), «La lampe d'Aladino et autres histoires pour vaincre l'oubli».

Yvon Chaix et Luis Sepulveda :

En 2002, Yvon Chaix jouait «Le vieux qui lisait des romans d’amour»(créé dans le cadre de «l’hommage à l’acteur», à l‘Amphithéâtre de Pont de Claix, le spectacle a tourné dans de nombreux établissements de la région).

En 2010, il créait une adaptation de certaines nouvelles empruntées au recueil «Rendez-vous d’amour dans un pays en guerre».

Les propositions de démarche d'action théâtrale sont à demander auprès de la compagnie.

jeudi 15 juillet 2010

Ça ne tourne (toujours) pas rond




Un spectacle écrit et mis en scène par Yvon Chaix
d’après des nouvelles insolites collectées par Claire Maupas, journaliste au Courrier International

Interprété par Elena Pastore

Ça ne tourne pas rond dans le monde…
Ça ne tourne pas rond dans cet endroit qui ressemble à un studio d’enregistrement…
Ça ne tourne pas rond dans la tête de cette femme, dont on se demande si ce qu’elle nous dit est la vérité ou pure affabulation...

L’homme est une drôle de bête…
Drôle de bête qui perd sa drôlerie lorsque, se prenant pour une espèce évidemment intelligente, il impose SA VERITE.
Triste spectacle de sa suffisance qui prête au rire quand l’horreur de la mort ne conclut pas ses expériences jusqu’au-boutistes destinées à prouver son savoir, son pouvoir.
Gustave Flaubert aurait aimé ce « Dictionnaire de la vie ordinaire », concocté par Claire Maupas du « Courrier International ».
Nous l’aimons et avons décidé de le faire entendre.
Dans un ordre alphabétique, tout le désordre d’un monde que le cerveau humain a la prétention de maîtriser.
Bouvard et Pécuchet ne sont pas morts. Leurs clones ont envahi notre planète.
Il y a urgence…

Yvon Chaix juin 2006



Ainsi va le monde…

Vous êtes énervé ? frappez quelqu’un. Pour 1000 yens (7 euros), vous pouvez vous défouler pendant trois minutes sur Jun Sato qui travaille comme punching-ball humain dans le quartier commerçant de Ginza, à Tokyo. « J’aime bien qu’on me cogne dessus. Les affaires marchent bien, et c’est une autre façon de voir la vie » a-t-il déclaré au Mainichi Daily News (novembre 1999).

Les porcs britanniques se nourrissent depuis des années d’énormes quantités d’alcool de contrebande saisi par les douanes. Plus de 17 millions de litres de bière, de vin et de spiritueux d’Europe continentale ont servi à fabriquer de la pâtée pour porcs ou de l’engrais entre 2001 et 2005. des champs de maïs ont été aspergés de cidre et des centaines de tonnes de tabac de contrebande ont été incinérés pour fournir de l’électricité au réseau national, nous apprend The Daily Telegraph (avril 2006).


Drôle, loufoque, inattendue, la dernière création d'Yvon Chaix est un vrai rayon de soleil dans la grisaille de cette fin d'automne. Réunissant des extraits d'un "Spécial Insolites" publié par Courrier International, "Ça ne tourne pas rond" est interprété en solo par Elena Pastore franchement désopilante, qui se glisse dans la peau d'une présentatrice télé pour nous donner des nouvelles du monde tout à fait surprenantes.

UN MONDE (PRESQUE) PARFAIT
Un plateau télé : bureau design, écrans couvrant les murs, pendules à l'heure de toutes les capitales. Une présentatrice prépare son émission. Une émission rassemblant des nouvelles toutes plus surprenantes et loufoques les unes que les autres puisque, pour ce nouveau spectacle, Yvon Chaix s'est inspiré d'un cahier "Spécial Insolites" publié par "Courrier International". De l'utilisation par les Indiens du Coca-Cola comme pesticide à l'interdiction par eBay de vendre son âme sur Internet, en passant par un calcul très sérieux de la température qu'il fait au paradis, "Ça ne tourne pas rond" est une pièce habilement construite, légère et très rythmée, dont la mise en scène joue beaucoup sur le clin d'oeil, le décalage, le petit détail qui fait mouche.
Et si l'on rit franchement du début à la fin, c'est surtout grâce à Elena Pastore qui interprète seule ce spectacle. Décidément très à l'aise dans le registre comique et déjanté, la comédienne ose tous les excès, jouant à fond la carte de l'humour. Et ça fonctionne admirablement !

Annabel Brot - Le Dauphiné Libéré / mercredi 29 novembre 2006
A propos de la première version du spectacle

lundi 5 juillet 2010

Mai 2010

"J'ai conçu l'une de mes récentes créations, "Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre", comme un long poème, invitation au voyage, porte ouverte sur le rêve.

Nombreux sont les spectateurs qui connaissaient ou pas Luis Sepulveda, dont plusieurs nouvelles ont nourri ce texte que j'ai joué, qui ont pu me dire "c'est ce genre de spectacle qu'il faut faire aujourd'hui". Affirmer la puissance de l'imaginaire, faire découvrir des textes loin des formats imposés. Je le crois aussi, revendiquant mon statut d'artiste poète au service d'un théâtre de création.

Aujourd'hui, après quarante ans d'exploitations multiples, d'expériences insolites, après avoir vécu le théâtre comme un véritable engagement qui se veut au service des publics, comment accepter de se soumettre au réalisme économique".

Le commerce que chaque jour nous établissons avec nos spectateurs, avec les nombreux élèves que nous rencontrons n'a pas pour but la recherche du profit mais bien plutôt la découverte de l'autre, l'échange autour d'une œuvre, le partage d'un voyage original".

Yvon Chaix, mai 2010

jeudi 1 juillet 2010

Actualité pédagogique rentrée 2010

A Grenoble :
- L'atelier théâtre avec le personnel hospitalier du Centre Médical Rocheplane de Saint Martin d’Hères aura lieu le mardi soir au studio de Verdun.

A Saint Quentin Fallavier :
- L'atelier théâtre avec des amateurs est reconduit le mercredi soir au Centre Culturel George Sand.