vendredi 11 décembre 2009

Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre

d’après Luis Sepulveda
adapté, mis en scène et joué par Yvon Chaix
accompagné par le chant par Milù Bustamante


« Qui est donc cet homme qui nous parle de tant de choses, de tant d’endroits, de tant d’hommes et de femmes ? »

Un homme sans âge, qui aurait traversé plusieurs déserts… Quelque part du côté de l’arrière-salle d’un bar… On ne peut savoir si le jour est là ou si la nuit l’a remplacé, depuis bien longtemps… A moins que tout soit noyé dans le brouillard…


Gardien d’une mémoire enfouie, chercheur de souvenirs à la frontière du réel, il nous parle de rendez-vous manqués avec soi et les autres… A ses pieds, un chien. Sans doute, cet animal l’a-t-il accompagné de longues années. Dans un halo incertain, une femme chante, comme la mémoire d’une culture disparue, émanation de Violetta Parra. Les deux voix se répondent, sans lien apparent …

A partir de plusieurs nouvelles dont les trames se mêleront, à la crête de l’impossible réalité, les histoires s’emboîtent comme dans un puzzle dont il pourrait manquer quelques pièces. Mais ce vieil homme saura finalement nous donner la clé pour pénétrer dans son monde.
Yvon Chaix (mars 2009)

En forme de rappel

En 2002, Yvon Chaix jouait « Le vieux qui lisait des romans d’amour ». (créé dans le cadre de « l’hommage à l’acteur », à l ‘Amphithéâtre de Pont de Claix, le spectacle a tourné dans de nombreux établissements de la région)

« La littérature, c’est un peu mon Amazone à moi... J’aime les histoires qui sous l’apparente simplicité de leur écriture nous emmènent sur les frontières de nos déséquilibres. J’aime la langue espagnole. Des auteurs comme Javier Tomeo, Manuel Vázquez Montalbán, Juan Marsé pour l’Espagne, Eduardo Mallea pour l’Amérique du Sud m’ont accompagné ces dernières saisons (...) J’aime redevenir acteur pour affronter en solitaire le vertige des mots (…) Les personnages de Luis Sepulveda sont porteurs d’humanité, d’une sorte de sagesse active, qui gardent en eux cette part de rêve de l’enfance. Ce sont, pour l’acteur que je suis, des personnages dont l’exploration n’est jamais achevée tant la richesse qu’ils offrent est infinie.

« Rendez-vous d’amour dans un pays en guerre » est un recueil de 27 nouvelles relatant chacune un destin singulier, souvent désenchanté.

« La vie semble faite d'une accumulation de failles imperceptibles qui transforment souvent les désirs, les amours, les amitiés, les rêves, les projets politiques, tout ce qui compte dans une vie, en détours inexorables du destin. Ces histoires racontent des situations marquées par ces brisures, ces glissements, ces rendez-vous manqués que les protagonistes n'ont pas su ou pas voulu éviter. Ces histoires font rire et réfléchir, lorsqu'elles nous tendent un miroir, et nous conduisent dans des pays lointains, dans des intrigues mystérieuses, dans des endroits peuplés de gens simples ou extraordinaires. Émouvantes ou cocasses, elles portent toutes la marque de l'incomparable puissance de Luis Sepúlveda dans sa transformation de la réalité en littérature. » (éditions Métailié).



Biographie

Luis Sepúlveda est un écrivain chilien né le 4 octobre 1949 à Ovalle. Son premier roman, Le Vieux qui lisait des romans d'amour, traduit en trente-cinq langues et adapté au grand écran en 2001, lui a apporté une renommée internationale. Son œuvre, fortement marquée par l'engagement politique et écologique ainsi que par la répression des dictatures des années 70, mêle le goût du voyage et son intérêt pour les peuples premiers.

Il milite très jeune dans les Jeunesses communistes. Étudiant, il est emprisonné par le régime du général Augusto Pinochet et séjourne deux ans et demi à Temuco, prison pour opposants politiques : « A la fin d’un procès sommaire du tribunal militaire, en temps de guerre, à Temuco en février 1975, au terme duquel je fus accusé de trahison de la patrie, conspiration subversive, et appartenance aux groupes armés, entre autres délits, mon avocat commis d’office (un lieutenant de l’armée chilienne) est sorti de la salle - nous sommes restés dans une salle à côté - et, euphorique, m’a annoncé que ça s’était bien passé pour moi : j’avais échappé à la peine capitale et j’étais condamné seulement à vingt-huit ans de prison. »

En 1977, grâce à l'intervention d'Amnesty International, Luis Sepúlveda est libéré. Sa peine de vingt-huit ans de détention est commuée en huit années d'exil en Suède. En fait, le jeune homme va voyager et sillonner l'Amérique du Sud. Il séjourne en Équateur, où il fonde une troupe de théâtre dans le cadre de l'Alliance française ; puis au Pérou, en Colombie et au Nicaragua, pays où il s'engage dans la lutte armée aux côtés des sandinistes (dans la brigade Simon Bolivar).En 1978, il partage pendant un an la vie des indiens shuars dans le cadre d'un programme d'étude pour l'UNESCO afin d'étudier l'impact de la colonisation sur ce peuple. A partir de 1982, Luis Sepúlveda s'installe en Europe, d'abord à Hambourg en Allemagne. L'écrivain s'établit ensuite dans les Asturies, dans le nord de l'Espagne. Il milite à la fédération internationale des droits de l'homme.


Yvon Chaix dans "Le Vieux qui lisait des romans d'amour"

Ses ouvrages

Le Vieux qui lisait des romans d'amour, Le Monde du bout du monde, Un Nom de toréro, Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler, Le Neveu d'Amérique, Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre, Journal d'un tueur sentimental, Hot Line ,Les Roses d'Atacama, La Folie de Pinochet, Une sale histoire, Les Pires Contes des frères Grimm.

Dossier du spectacle en ligne.

vendredi 6 juin 2008

Carvalho cuisine Montalbàn

Spectacle théâtro-culinaire
D'après des textes et recettes de Manuel Vázquez Montalbán
Textes français de Claude Bletow, Georges Tyras, Michèle Glazier, Alain Petre et Denise Laroutis
Editions Christian Bourgois, Le Mascaret et Parole d'aube
Mise en scène et décor Yvon Chaix

avec Yvon Chaix ( Biscuter), Elena Pastore (Charo), Georges Tyras (L'homme qui mange), et Alexandre Juanpere, Stéphane Raveyre, Hélène Né, Anne Perraud, Sandrine Pioz.

Au menu
Dans un restaurant aux saveurs chaudes et inattendues : El esperpento ...
Biscuter, ancien voleur de voitures, détective occasionnel et cuisinier d'officine, palabre avec Charo, prostituée barcelonaise au grand coeur. Tous deux attendent le célèbre détective Pepe Carvalho, parti à la recherche de l'ancien patron de la garde civile espagnole. Ils parlent affaires, politique, sexe, littérature: propos apéritifs. Suit un repas... Les spectateurs, attablés, partageront d'abord quelques mésaventures tirées de romans " presque policiers " de Montalbán avant de déguster un plat mitonné à partir des Recettes immorales ou des Recettes de Pepe Carvalho. Un spectacle dans l'esprit de Montalbán, pour qui la cuisine est " le meilleur observatoire de notre temps".

«Le spectacle d'Yvon Chaix est un régal que le dîner de fin, délicieux et dégusté sur place, contribue à rendre sans égal.» M. Ridard / Info Annonces

"En nous recevant dans un restaurant aux couleurs locales, Chaix tend une main conviviale à un public lentement cuisiné dans le rire et la nostalgie pour l'initier plus tard aux rites culinaires espagnols. Il endosse l'imper beige de Biscuter, malfrat à la petite combine, et nous régale de ces histoires à la sauvette entre Lerida et Madrid, prétexte à balader sa «Seat modèle unique» dans les entrailles de l'Espagne (hilarante apologie d'une scatologie sociale)".R. Gonzales / Le Petit Bulletin

"Un croisement, une interprétation habile de trois aspects culturels: la culture culinaire, la culture comportementale et la culture socio-politique tournées en dérision". Chrysale / Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné''